Je suis perdue. J'ai peur.
Decalage.horaire
"Et [...] son coeur se cassa la gueule dans ses chaussures"
• 6 •
(03/09/09 à 3:19)
çà tourne en rond en haut. çà ne veut pas s'arrêter. La compétition, l'échec qui lui est associé. Le mensonge aussi. Le personnage. Personnage qui se plaint mais qui ne veut pas en penser moins. On est plusieurs en moi. Il y a celle qui se hait de manière implacable, qui n'a foi en rien, qui entend sans écouter. Il y a celle qui croit de manière effrontée et bien trop illusoire qu'elle est brillante et excitante. Qui se cache derrière la première et qui apparait à chaque visage masculin dans son périmètre visuel. Et il y a la flippée. Qui partage l'avis de la première et de la seconde dans le même temps et qui n'a qu'une peur.. Qu'on l'approche et qu'on voit le vide à l'intérieur. On est trois et c'est vide. C'est immense et vide. Elle préfère donner et que les gens s'accrochent pour avoir une raison de rester plutôt que de s'accrocher. çà fait mal de s'accrocher. On laisse trop de plaies béantes à la portée des yeux. Elle ne sait pas qui est qui en Elle. Elle ne sait pas qui est la vraie personne, qui elle doit croire. La numéro 1, la numéro 2 .. Elle est plus proche de la numéro 3. Un paradoxe à elle toute seule. Se veut désirable tout en sachant pertinemment qu'elle ne l'est pas. Voilà, c'est çà! Elle se ment. De manière effrontée et illusoire. D'où la peur engendrée par les premiers mots qui seront porteurs d'une catastrophe encore pire.
• 5 •
(13/07/09 à 19:15)
Si je me sens si laide, c'est parce que je le lis au fond de ses yeux.
Si je me sens si nulle, c'est parce qu'il l'a dit, au détour de mots plus anodins et moins cruels.
Si je trébuche et tombe à chaque pas que je fais, c'est à cause de lui qui me retire le sol sous mes pas.
Mais comment veux tu oublier celui à qui tu dois la vie ?
Une dette tellement énorme le rattache à moi.
Et je ne peux le haïr que plus.
Pour cette dette injuste.
Si je me sens si nulle, c'est parce qu'il l'a dit, au détour de mots plus anodins et moins cruels.
Si je trébuche et tombe à chaque pas que je fais, c'est à cause de lui qui me retire le sol sous mes pas.
Mais comment veux tu oublier celui à qui tu dois la vie ?
Une dette tellement énorme le rattache à moi.
Et je ne peux le haïr que plus.
Pour cette dette injuste.
• 4 •
(09/07/09 à 3:01)
Elle était assise en bas des marches, comme adossée à sa vie. Sur ses joues, quelques traces d'une histoire qui a mal fini. Elle était assise en bas du monde, à écouter les secondes qui résonnent sans rien dire, qui parlent même plus d'avenir. Elle attendait, attendait... qu'un sourire vienne se poser au milieu de ses rêves avant qu'la nuit l'enlève. J'ai cherché, maladroit, le fond de son regard, histoire de comprendre son histoire. Elle vivait comme une ombre que personne ne dessine encore.. Elle m'a offert pendant quelques heures tous les battements de son cœur, reconstruit en une nuit les châteaux d'sable de sa vie. Tout ce temps passé à apprendre les ruses pour pas se faire prendre, à se débattre quand il pleut au hasard de drôles de jeux. Elle riait, elle pleurait.. sans que ses larmes ne coulent jamais. Elle aurait tout donné pour un geste, un regard qui avaient tellement manqué. Elle en parlait trop, même à demi-mot comme une gosse perdue qui cherche sa place sur la photo. Elle avait l'cœur en mille morceaux et personne pour l'emmener plus haut.Elle passait toutes ses nuits ici à attendre je n' sais qui au creux de ces lits de hasard, elle cherchait des raisons d'y croire. L'humour comme dernière politesse.. pudeur de princesse. Elle était assise en bas des marches, comme adossée à sa vie. Devant mes yeux cette image, qui m'a si longtemps suivi.
Elle était assise en bas des marches. Comme adossée à sa vie.
Moi.. Quelque part..
• 3 •
(08/07/09 à 1:53)
J'ai des bouts d'étoiles sur les mains. Dans les fines rainures qui parcourent notre peau... [ Crêtes et creux qui sont appelés des Dermatoglyphes, d'ailleurs. ] çà brille, c'est joli. On se met brusquement à rêver d'ailleurs en regardant ce scintillement si innocent. Aujourd'hui, je suis sortie avec V. le temps d'une courte après midi. Je ne voulais pas le temps de plus, je n'en avais pas envie. Alors, j'ai écourté. On a beaucoup ri. Beaucoup marché aussi. On s'est retrouvé sous l'averse orageuse. J'ai ri. Ri comme jamais et souri de toutes mes dents. je me sentais comme l'héroïne d'un film qui se retrouve sous la pluie et qui malgré çà, reste magnifique. Je me voulais magnifique.. Alors j'ai tenté de rayonner malgré mon maquillage coulant et mes cheveux "en queues de rat". Je voulais être belle. J'aimais mes fringues. J'aimais tout de moi. Mes rondeurs que j'estimais cachées, mon innocent décolleté, mes yeux que je souhaitais brillants comme des pierres d'eau, mon sourire que je voulais lumineux. J'ai gommé les gens autour et j'ai souri. Souri à tous ceux qui croisaient mon chemin. Je souhaitais vraiment être belle. Belle, rayonnante et resplendissante. J'ai fait fi des gens qui m'ont suivi du regard, à plusieurs en marmonnant ou tout seuls, qui me regardaient encore alors que je me retournais brièvement.. Leurs lèvres bougeant et leur regard, jugean.. Je ne voulais pas savoir ce qu'ils pouvaient dire de moi, dans leur tête. Alors j'ai fait fi. Et j'ai continué à sourire. A me comporter comme une petite fille innocente.
J'y repense.. Mais dans le métro, un couple est arrivé en pièces détachées. Monsieur à gauche qui se place à mon côté (gauche) contre les portes et Madame qui me lance un regard appuyé, en arrivant par la droite et qui va se coller dans les bras de son chéri. J'ai compati à la vue de la roue de secours.. Il ne les regardait pas et ne parlait pas. Il devait clairement s'ennuyer. Madame qui me jetait toujours des regards en biais. Je sentais son regard insistant qui détaillait depuis le haut, jusque le bas, en passant par le milieu et Monsieur que j'ai surpris à me regarder dans le miroir que forment les portes du métro durant les tronçons noirs. Je n'ai pas bronché ni pour Elle ni pour Lui. J'ai tenté de continuer et finir mon mot croisé du 20 Minutes.
Au retour, au retour.. J'ai voulu continuer à me sentir belle. A chercher le regard des autres. Mais les regards lointains, ceux derrière une vitre, qui ne peuvent pas m'atteindre.. Les gens sur le quai, je les ai gommé. Comme cet homme qui m'a regardé fixement jusqu'à ce que je monte dans le train, adossé à ce panneau publicitaire, qui a esquissé une ébauche de sourire lorsque nos regards se sont croisés pour la première et unique fois. Ou comme ces autres dans le train.. Ou ces autres, à l'arrêt du bus, qui m'ont suivi du regard avant que je les surprenne, franchement retournés vers moi à me suivre du regards alors que je déambulais derrière, le téléphone à l'oreille. Je voulais me sentir belle. Je voulais l'être. Et je crois que je l'étais.
J'y repense.. Mais dans le métro, un couple est arrivé en pièces détachées. Monsieur à gauche qui se place à mon côté (gauche) contre les portes et Madame qui me lance un regard appuyé, en arrivant par la droite et qui va se coller dans les bras de son chéri. J'ai compati à la vue de la roue de secours.. Il ne les regardait pas et ne parlait pas. Il devait clairement s'ennuyer. Madame qui me jetait toujours des regards en biais. Je sentais son regard insistant qui détaillait depuis le haut, jusque le bas, en passant par le milieu et Monsieur que j'ai surpris à me regarder dans le miroir que forment les portes du métro durant les tronçons noirs. Je n'ai pas bronché ni pour Elle ni pour Lui. J'ai tenté de continuer et finir mon mot croisé du 20 Minutes.
Au retour, au retour.. J'ai voulu continuer à me sentir belle. A chercher le regard des autres. Mais les regards lointains, ceux derrière une vitre, qui ne peuvent pas m'atteindre.. Les gens sur le quai, je les ai gommé. Comme cet homme qui m'a regardé fixement jusqu'à ce que je monte dans le train, adossé à ce panneau publicitaire, qui a esquissé une ébauche de sourire lorsque nos regards se sont croisés pour la première et unique fois. Ou comme ces autres dans le train.. Ou ces autres, à l'arrêt du bus, qui m'ont suivi du regard avant que je les surprenne, franchement retournés vers moi à me suivre du regards alors que je déambulais derrière, le téléphone à l'oreille. Je voulais me sentir belle. Je voulais l'être. Et je crois que je l'étais.
• 2 •
(06/07/09 à 3:31)
Je ne suis pas une fille bien. Je suis une fille, qui.. comme le ciel, a ses humeurs. Qui joue les caméléons. Qui dit comprendre, tout en jugeant sans pitié. Je ne suis pas une fille bien. J'ai toujours tout, une note au dessus ou en dessous. Je ne fausse pas la partition, je la détruis. Je me surprends à rêver d'ailleurs alors que le quotidien me tient, rattachée ici, telle une ancre au bateau. Le bateau a besoin de l'ancre. L'ancre n'a pas besoin du bateau.
J'aime prendre le train. J'aime m'asseoir sur un banc et observer. J'aime passer des heures, assise dans l'herbe, à regarder la vie. J'aime la Mer. Symbole de liberté, de puissance. J'aime voir des photos où les gens sourient. J'aime le piano. M'allonger et écouter résonner les notes.
Je n'aime pas souffrir de la chaleur. Je n'aime pas voir les gens heureux et hautains. Je n'aime pas savoir que je n'assume rien. Je n'aime pas les voir, heureux à deux.
Je ne m'aime pas.
J'aime prendre le train. J'aime m'asseoir sur un banc et observer. J'aime passer des heures, assise dans l'herbe, à regarder la vie. J'aime la Mer. Symbole de liberté, de puissance. J'aime voir des photos où les gens sourient. J'aime le piano. M'allonger et écouter résonner les notes.
Je n'aime pas souffrir de la chaleur. Je n'aime pas voir les gens heureux et hautains. Je n'aime pas savoir que je n'assume rien. Je n'aime pas les voir, heureux à deux.
Je ne m'aime pas.
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